Afrique du Sud: le gouvernement prié de se serrer la ceinture

En Afrique du Sud, la commission chargée de fixer les salaires dans la fonction publique a recommandé de ne pas augmenter les salaires des ministres et du président sud-africain pour l’année 2017. Cette mesure doit permettre d’économiser plus de six millions et demi d’euros d’argent public dans l’année qui vient.

C’est une tradition : chaque mois de novembre, la Commission pour la rémunération dans la fonction publique donne ses recommandations. Cette année, elle a indiqué qu’il n’y aurait pas d’augmentation de salaire pour les postes les plus élevés de la fonction publique, malgré une inflation de 6% en Afrique du Sud.

En cette période d’austérité, les dirigeants du pays vont devoir se serrer la ceinture: il n’y aura pas de revalorisation salariale, ni pour le président Jacob Zuma et son gouvernement, ni pour les députés, ni pour les juges, ni pour les chefs traditionnels sud-africains.

La commission a pris en compte les réserves émises par le ministre des Finances Pravin Gordhan, partisan de la rigueur budgétaire et soucieux de préserver les ressources de l’Etat.

L’année dernière, la Commission sur la rémunération de la fonction publique avait accordé une augmentation de salaire de 5% au président Jacob Zuma, l’un des chefs d’Etat les mieux payés au monde, avec 140 000 euros de salaires annuels. Cette décision avait créé la polémique. Cette fois, le gel des salaires des plus hauts postes de la fonction publique devrait permettre d’économiser plus de 6,5 millions d’euros en 2017. Cette annonce doit encore être officiellement validée par le président Jacob Zuma.