Espoirs de paix en Centrafrique avec un accord paraphé au Soudan

Un accord entre le pouvoir et 14 groupes armés qui contrôlent 80% du territoire de la Centrafrique a été paraphé mardi à Khartoum. Il relance les espoirs de paix dans ce pays pauvre meurtri par des années de conflit.

Le texte, baptisé “accord de Khartoum”, a été paraphé au nom du gouvernement centrafricain par le président Faustin Archange Touadéra, venu spécialement dans la capitale soudanaise.

Les représentants des 14 groupes armés, pour la plupart issus de l’ex-rébellion musulmane Séléka ou des milices antibalaka (“anti-machettes”, qui affirment défendre les chrétiens), ont fait de même en présence du président soudanais Omar el-Béchir, dont le pays a accueilli les négociations, et du président de la Commission de l’Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat.

Lors de la cérémonie de signature de l’accord de paix et de réconciliation en République centrafricaine, le ministre des Affaires étrangères, Dardari Mohamed Ahmed, a déclaré que certains facteurs et efforts avaient permis de parvenir à l’accord de paix et au succès de l’initiative africaine. Il a remercié les parties au conflit en République centrafricaine, les forces politiques, la société civile et le peuple pour leur confiance dans le Soudan en parrainant les négociations.

 

SMC avec afp