Khartoum regrette le retard pris par Washington pour lever ses sanctions

(APA 13/07/17)

Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Abraheam Ghandour, a exprimé mercredi sa tristesse au sujet d’une ordonnance américaine qui a retardé de trois mois, la levée des sanctions imposées à son pays, estimant que cette décision avait été prise en dépit de l’engagement de son pays pour le respect d’un accord en cinq points.

Depuis janvier, Khartoum a engagé d’intenses discussions avec les Etats-Unis après que Washington s’est engagé à lever dans un délai de six mois, des sanctions prises contre le Soudan valables pour une durée de 20 ans.

Aux termes de cet accord, Khartoum doit prouver avoir fourni des progrès dans cinq domaines, notamment l’amélioration de l’accès humanitaire à travers son territoire et le maintien de la coopération avec les Etats-Unis pour s’attaquer aux menaces pesant sur la sécurité régionale.

Les Etats-Unis ont publié samedi un communiqué selon lequel le président Donald Trump avait signé un décret exécutif prolongeant la période d’examen fixée par le décret 13761, du 13 janvier 2017, qui énonce des critères pour la levée de certaines sanctions contre le Soudan.

Le décret prolonge la période d’examen de trois mois supplémentaires et prévoit la levée de ces sanctions si le gouvernement soudanais soutient les actions positives qui ont donné lieu au décret 13761, notamment le maintien de la cessation des hostilités dans les zones de conflit au Soudan, y compris au Darfour.

Ghandour cité dans un rapport a déclaré : “Nous regrettons cette décision, qui est venue après un long engagement et un dialogue entre nous et les Américains”.

Il a ajouté qu’il était inutile de prendre la décision étant donné que “tous les observateurs américains, européens et africains ont reconnu que le Soudan a pleinement appliqué les termes de l’Accord en cinq points”.