L’Egypte et le Soudan veulent mettre fin à leurs différends et améliorer leurs relations

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi et son homologue soudanais Omar el-Béchir, en visite en Egypte, ont souligné lundi la nécessité de mettre fin aux différends entre les deux pays et d’élargir leur coopération mutuelle.

“Nous avons convenu de nous tourner vers de nouveaux horizons de coopération dans divers domaines, afin de mieux servir les intérêts de nos deux pays”, a déclaré M. Al-Sissi au cours d’une conférence de presse conjointe organisée après sa rencontre avec M. El-Béchir.

La visite du président soudanais intervient dans un contexte de tensions entre ces deux pays africains, en raison notamment de plusieurs litiges épineux.

Le président égyptien a déclaré que la visite de M. El-Béchir reflétait un état d’esprit positif, et augurait d’un renforcement des consultations, de la coordination et de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

Le président soudanais a quant à lui estimé qu’il existait une forte volonté politique de résoudre les problèmes existant entre les deux pays.

L’Egypte et le Soudan se trouvent à un tournant de leur histoire, notamment en raison des crises que connaît la région, a-t-il ajouté.

Il a souligné que les consultations et la coopération seraient renforcées entre les deux pays, notamment en créant des mécanismes conjoints dans différents domaines.

Les relations égypto-soudanaises se sont tendues au cours des dernières années en raison de plusieurs litiges, dont celui au sujet du Barrage de la Grande Renaissance éthiopienne (GERD) que l’Ethiopie est en train de construire sur le Nil, un fleuve qu’ils partagent.

L’Ethiopie et le Soudan prévoient d’engranger d’énormes bénéfices grâce à la construction du GERD, mais l’Egypte considère que le barrage risque d’entraîner une baisse des 55,5 millions de mètres cubes d’eau que le Nil lui apporte chaque année.

L’Egypte et le Soudan entretiennent également un litige territorial portant sur la région frontalière d’Hayaleb et de Shalateen, actuellement sous contrôle égyptien.

Début janvier, Khartoum a rappelé son ambassadeur en Egypte pour consultation, en raison de “menaces potentielles contre sa sécurité” de la part de l’Egypte et de l’Erythrée, suite à des mouvements de troupes dans la région érythréenne de Sawa, près de la frontière de l’Etat soudanais de Kassala.

L’ambassadeur soudanais en Egypte est revenu au Caire au début du mois de mars.

En mai 2017, le président El-Béchir a également accusé l’Egypte de soutenir militairement les rebelles armés au Soudan, une allégation fermement démentie par M. Al-Sissi.

(Xinhua )