Les voisins de la Libye réunis à Khartoum pour discuter de la sécurité régionale

Khartoum, la capitale soudanaise accueillera ce jeudi 29 novembre, une réunion ministérielle pour discuter de la coordination sécuritaire entre les six pays voisins de la Libye. Cette réunion périodique se tiendra pour la première fois en présence des deux ministres des Affaires étrangères, français et italien. Des représentants de l’Union africaine, européenne et de la Ligue arabe seront également présents, ainsi que Ghassan Salamé, le représentant spécial de l’ONU pour la Libye. Cette réunion s’inscrit dans la continuité des précédentes réunions sécuritaires déjà tenues à Ndjamena, à Tripoli et à Niamey durant ces derniers mois.

Les répercussions de la situation en Libye sur la sécurité de la sous-région du Sahel, le terrorisme, ainsi que le trafic illicite de migrants, d’armes et de drogue seront sur la table des discussions de cette réunion ministérielle des pays voisins de la Libye.

Cette nouvelle réunion ministérielle discutera également de l’impact de la situation sécuritaire en Libye sur la paix et la stabilité dans le Sahel et tentera d’accroitre la coordination sécuritaire entre les pays concernés.

La chute du colonel Kadhafi en 2011 a favorisé l’installation dans le sud libyen, d’une multitude de groupes armés vivant de diverses activités criminelles transfrontalières. La Libye possède des centaines de kilomètres de frontières désertiques avec ses voisins. L’activité des groupes armés menacent désormais la stabilité de plusieurs pays comme le Tchad et le Niger.

Le sud libyen possède des milliers de kilomètres de frontières avec ses voisins au sud et constitue désormais une base arrière base à une multitude de groupes armés étrangers.

L’Egypte qui participe à cette réunion ministérielle a signé ce mercredi 28 novembre un accord avec le Soudan, pour effectuer des patrouilles militaires communes à la frontière des deux pays avec la Libye. Des accords similaires existent depuis quelques mois entre la Libye, le Tchad et le Niger, mais leur mise en application tarde à se mettre en place. Les ministres évoquent le manque de moyens financiers et en appellent à l’aide de l’Union européenne.

Par RFI