L’Ethiopie et le Soudan s’entendent sur les bénéfices d’un méga projet de barrage (officiel)

Par : French.china.org.cn

L’Ethiopie et le Soudan se sont entendus sur les bénéfices d’un barrage hydro-électrique de 6.450 MW que l’Ethiopie construit actuellement sur le Nil Bleu, a annoncé mercredi un officiel.

Hailu Abraham, directeur des relations publiques du bureau du Conseil national éthiopien pour la Coordination de la participation publique à la construction du barrage de la Grande Renaissance de l’Ethiopie (GERD), a déclaré que le barrage, qui est actuellement en construction dans l’ouest de l’Ethiopie, à 40 km de la frontière soudanaise, empêchera l’envasement et les extrêmes climatiques au Soudan en fournissant un flux hydraulique régulé une fois achevé.

Les ministres de l’Eau et de l’Irrigation du Soudan, de l’Ethiopie et de l’Egypte se réunissent actuellement à Addis-Abeba pour discuter des questions liées aux études techniques du barrage.

La construction du barrage a été lancée en avril 2011. Une fois achevée, il sera le plus grand projet énergétique d’Afrique.

Le gouvernement éthiopien a récemment fait savoir que le projet est achevé à 60% et que les tests de production d’électricité débuteront en 2018.

La position du Soudan concernant le barrage est cruciale pour l’Ethiopie car Khartoum a été dans le passé plus proche de la position de l’autre pays riverain, l’Egypte, qui avait peur que le barrage ne réduise sa part d’eau.

Le Nil Bleu éthiopien contribue à 59% du flux hydraulique du bassin du Nil, avec l’Egypte, qui dépend du Nil, sa seule source d’eau fraîche terrestre.

Le Soudan et l’Egypte ont passé un accord en 1959 pour partager exclusivement tout le flux annuel moyen du Nil entre eux.

“Le Soudan a changé d’avis pour adopter la position éthiopienne sur les bénéfices mutuels du GERD après avoir vu les bénéfices d’un projet de barrage hydroélectrique de 300 MW en novembre 2009 au niveau du Tekeze, un affluent du Nil”, a expliqué M. Abraham.

Il a ajouté que le Tekeze, qui passe par le Soudan, a dans le passé provoqué des inondations pendant la saison des pluies et des sécheresses pendant la saison sèche. Grâce au barrage, un flux d’eau régulé a empêché les deux extrêmes climatiques. F