Produit fait en Afrique, par un Africain : L’Immunorex pour soulager les malades du Sida

Le professeur Donatien Mavoungou, chercheur biochimiste de nationalité gabonaise, âgé de 69 ans, vient de mettre à la disposition des malades du Sida un produit immuno modulateur, antiviral, pour les soulager.

Le test a été fait il y a de cela quelques jours au Gabon, où sur 3 000 malades pris en charge, 80% ont été soulagés.
L’annonce a été faite hier jeudi 1er décembre 2016, lors d’une conférence de presse à Kinshasa, à Pullman Hôtel, en marge de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, fêtée le 1er décembre de chaque année.

Ainsi, la première expérience de ce produit a lieu en République démocratique du Congo (RDC). Un privilège en Afrique et dans le monde, quand on sait que plusieurs pays voulaient bénéficier en premier de cet avantage pour le bien de leurs populations.

Selon le professeur Donatien Mavoungou, l’un des objectifs est de rendre ce produit accessible, par rapport aux Antirétroviraux que les patients ont du mal à se procurer. Quant au prix,  » je m’investirai personnellement pour qu’il soit à la portée de toutes les bourses « , surtout que la plupart des personnes atteintes par cette maladie en RDC sont pauvres.

Pour cette première expérience, le chercheur a mis sur pied une structure, la pharmacovigilance. Il s’agit de surveiller la réaction des patients après la prise de ce médicament. Le chercheur tient à prendre ses responsabilités au cas où il y aurait des problèmes y relatifs. Surtout que, comme on l’a dit ci-haut, la RDC est le premier pays à bénéficier de ce traitement.

Quant à ceux qui tiennent à savoir le coût de ce médicament,  » Je ne vise pas un gain. Je ne suis pas un commerçant des médicaments. Mon rôle c’est de poursuivre des recherches pour mettre à la disposition de l’humanité d’autres produits thérapeutiques « , a-t-il soutenu.

A en croire le professeur Mark A Wainberg, directeur de la recherche sur le Sida à l’Institut Lady Davis de recherches médicales (Ild), au regard du test fait au Gabon, ce produit augmente l’immunité, de manière à ce qu’en moins de 10 jours de traitement, les résultats sont déjà encourageants : le patient prend du poids.

Une organisation est mise en place pour procéder à la distribution d’Immunorex à travers l’ensemble du territoire national. Ce, en collaboration avec le gouvernement congolais.

De son côté, Michel-Paul Correa, de nationalité française, âgée de 57 ans, président et fondateur de l’Institut international pour le soutien et développement à la recherche scientifique innovante (Ishib), a expliqué que son rôle est de soutenir et d’accompagner les projets innovants dans le domaine de la recherche biomédicale, de manière à ce que tous les malades aient accès à la thérapie.

Dans ses statistiques, il a révélé que 8 000 malades meurent chaque jour du Sida, 7 500 sont contaminés quotidiennement. En 2015, 1 800 000 personnes sont mortes du Sida.

Présent à cette conférence de presse, le professeur Jean-Claude Chermann, rétrovirologue et co-découvreur du virus VIH à l’Institut Pasteur à Paris, consacre depuis plus de 39 ans ses travaux à la recherche sur le cancer, et depuis plus d’une trentaine d’années au Sida, domaines dans lesquels ses compétences sont unanimement reconnues.

A noter qu’en marge de cette journée mondiale, un colloque scientifique sur l’état de la lutte contre le Sida a été organisé le 30 novembre à Kempinski Hôtel, et le 1er décembre à Pullman Hôtel.

L’objectif de ces deux grandes journées ont été de partager les résultats de recherche innovante actuelle pour espérer la fin de l’épidémie du Sida d’ici 2030.

En somme, 500 personnes ont pris part à ces deux journées scientifiques, parmi lesquelles des directeurs généraux, des scientifiques, directeurs techniques, universitaires, pharmaciens, hommes d’affaires, étudiants en médecine, journalistes, et bien entendu, les patients vivants avec le VIH.

Comme résultats escomptés, que la République démocratique du Congo (RDC) soit parmi les premiers pays, en ce qui concerne la mise en œuvre des stratégies adoptées par l’ONUSIDA, et que ce pays s’approprie des avancées ou des résultats de recherche innovante en ce qui concerne la lutte contre le VIH.

Par ailleurs, tous les chercheurs présents ont conseillé l’usage des préservatifs, l’un des moyens efficaces pour se protéger contre le sida.