RDC: le Conseil de sécurité bientôt à Kinshasa pour réclamer une date pour la présidentielle

Le Tchad pourrait bientôt rejoindre des pays comme le Nigeria, les Comores, l’Ethiopie ou même l’Afrique du Sud sur la liste des Etats fédéraux africains. L’idée suscite de nombreuses reactions dans le pays.

C’était l’une des promesses du président Idriss Deby Itno pendant la campagne électorale en vue de la présidentielle d’avril 2016. Le chef d’Etat sortant et candidat à sa succession avait notamment promis d’instaurer le fédéralisme au Tchad. D’où la création la semaine dernière du Haut comité chargé des réformes institutionnelles. Mais pour l’heure, rien n’a été encore fait a expliqué à la Deutsche Welle, Abdoulaye Fadoul Sabre, Ministre secrétaire général du gouvernement et rapporteur général du Haut comité chargé de cette Réforme.

L’organe chargé de ces réformes institutionnelles proposera une révision de la constitution à l’issue d’un forum national. Au nombre des réformes en vue: la limitation du nombre de mandats présidentiels et l’adoption d’un nouveau code de procédure pénale et civile. Pour Jean-Bernard Padaré, Porte-parole du MPS, le Mouvement patriotique du Salut au pouvoir, il s’agit d’une bonne initiative. Les partis d’opposition qui ont toujours prônés le fédéralisme, eux, ne décolèrent pas. Ils estiment qu’Idriss Deby Itno et le MPS opèrent ainsi un plagiat d’une idée qu’ils ont pourtant combattu énergiquement durant les 25 dernières années.

Un argument soutenu par Brice Mbaimongue Guedoumbaye, président du parti MPTR, le Mouvement des Patriotes Tchadiens pour la République, un parti fédéraliste. Les tchadiens se rappellent les débats houleux lors de la conférence nationale souveraine de 1993. Débats entre partisans et adversaire du fédéralisme. A l’époque Idriss Déby Itno avait usé de toute son influence pour que l’option du fédéralisme ne soit pas adoptée. Car, disait t-il yeux, le fédéralismen est un vecteur de division des tchadiens. Mais 23 ans après, beaucoup d’eau a apparemment coulé sous le pont. Les nouvelles réformes visent par ailleurs, l’adoption d’un nouveau code de procédure pénale et civile. Ci-dessous écoutez les explications de notre correspondant depuis N’Djamena.