Soudan du Sud : les rebelles accusent l’armée d’avoir tué 13 civils

JUBA, (Xinhua) — Un raid aérien qui aurait été mené par l’armée régulière sud-soudanaise a tué au moins 13 civils et blessé des dizaines d’autres à Waat dans le nord-est du pays, ont accusé les rebelles de l’Armée populaire de libération du Soudan-Opposition (APLS-DO), a-t-on appris mercredi.

Selon le porte-parole adjoint des rebelles, Lam Paul Gabriel, deux avions gouvernementaux ont mené ces bombardements autour de Waat dans l’Etat de Bieh.

“Nous recensons pour l’heure environ 13 civils tués, mais il y a beaucoup de blessés. Nous ne savons pas combien d’entre eux sont morts à l’hôpital ce matin”, a-t-il dit.

De récents accrochages ont récemment opposé l’armée régulière aux rebelles de l’APLS-IO dirigée par l’ancien vice-président en exil Riek Machar, faisant plus de 90 morts et des dizaines de blessés, selon les autorités de Juba.

Santo Dominic Chol, porte-parole adjoint de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS), la force gouvernementale, a confirmé par téléphone à Xinhua que des combats avaient bien eu lieu tôt lundi à Waat, mais a démenti toute intervention des forces aériennes. Les rebelles ont attaqué les positions de l’APLS vers 6h et l’affrontement a duré 23 minutes.

“Les rebelles n’ont pas tenu leurs positions à Waat, c’est l’APLS qui s’y trouve et peut-être ne font-ils qu’essayer de s’en emparer”, a-t-il ajouté.

Le Soudan du Sud a plongé dans la guerre civile en décembre 2013 en raison d’un grave différend entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président, Riek Machar, le premier appartenant à l’ethnie dinka et l’autre au peuple nuer.

Un fragile accord de paix conclu en août 2015 a été violé en juillet 2016, lorsque les factions rivales ont repris les combats dans la capitale, Juba, forçant M. Machar à s’exiler. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et au moins quatre millions de déplacés et de réfugiés.