Soudan du sud : mise en garde contre la violation des cessez-le-feu

Sud-Soudan

Pour les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège, les acteurs du conflit au Soudan du sud doivent cesser de violer les accords de paix conclus le mois dernier en Éthiopie sous l‘égide de l’Union africaine.

“Nous appelons tous les signataires, et les combattants sur le terrain à mettre fin immédiatement à toutes les opérations militaires”, ont récemment déclaré dans une déclaration commune, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Norvège. Eux qui ont soutenu l’accord de 2005 qui a abouti en 2011 à l’indépendance du Soudan du sud par rapport au Soudan.

Faute de quoi, les trois États qui ont également dénoncé les entraves faites aux activités des humanitaires, promettent de prendre des sanctions collectives ou individuelles contre des chefs rebelles ou responsables gouvernementaux supposés perpétuer les combats.

Une fermeté qui procède sans doute de la violation de nombreux accords de cessez-le-feu depuis le déclenchement en 2013 de cette guerre civile entre les partisans de l’ancien vice-président Riek Machar et les forces gouvernementales fidèles au président Salva Kiir.

Censé mettre fin au conflit, l’accord du 21 décembre dernier à Addis-Abeba en Ethiopie sous l‘égide de l’Union africaine, a été violé 24 heures seulement après sa signature. Et bien avant, les parties en conflit avaient piétiné en 2016 les accords de 2015 destinés à arrêter la guerre.

Si les rebelles et le gouvernement n’ont pas directement réagi à cet avertissement, le président Kiir a toutefois promis, dans un discours prononcé le jour de Noël dans une congrégation religieuse de Juba, la capitale, d’apporter une paix durable à son peuple.

Peut-être traduira-t-il sa promesse dans les faits pour en finir avec cette guerre civile qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et près de quatre millions de déplacés. Un véritable handicap au développement de ce pays devenu indépendant en 2011.

 

John Ndinga Ngoma avec REUTERS