Soudan du Sud : Salva Kiir et Riek Machar vont signer un accord de partage du pouvoir

Le texte « préliminaire » sera paraphé le 19 juillet à Khartoum et va être suivi d’un accord définitif, le 26 juillet, en présence du président soudanais, Omar al-Béchir, et d’autres dirigeants africains, ont annoncé les autorités du Soudan voisin.

« Toutes les parties vont signer un accord préliminaire du partage du pouvoir jeudi », a déclaré le ministère soudanais des Affaires étrangères dans un communiqué publié à Khartoum, où se déroule depuis juin une nouvelle série de pourparlers de paix.

D’après les autorités soudanaises, le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud, enfoncés dans une guerre civile, sont déterminés à trouver un terrain d’entente par la signature d’un accord. « Ni le président sud-soudanais Salva Kiir ni son ex-vice-président et leader rebelle Riek Machar, protagonistes de la guerre civile dans le plus jeune pays du monde, indépendant du Soudan depuis 2011, n’ont pas rejeté le projet d’accord », a-t-on précisé.

Du côté de Riek Machar, les négociateurs ont déjà confirmé les deux dates tout en ajoutant qu’ils avaient fait des remarques. « Nous allons voir si nos remarques ont été introduites dans le projet final que les médiateurs doivent nous présenter demain (mercredi) », a déclaré Pouk Both, porte-parole de l’ancien vice-président.

Les deux principaux rivaux sud-soudanais s’étaient déjà convenus d’instaurer un cessez-le-feu permanent et de retirer leurs troupes des zones urbaines. Cette même volonté a été réaffirmée lors des pourparlers de paix organisés le 7 juillet à Kampala, en Ouganda. À cette occasion, ils avaient également accepté un accord de partage du pouvoir qui doit voir Riek Machar retrouver la vice-présidence.

Le 27 juin dernier, les deux hommes étaient parvenus à Khartoum (Soudan) sur un accord qui relance les espoirs de paix dans leur pays ravagé par une guerre fratricide et sanglante. Ce document n’est pas le premier du genre depuis le déclenchement du conflit en 2013. De précédents autres ont volé en éclats, comme en 2016, l’année où Riek Machar avait fui son pays.

Salva Kiir et Riek Machar vont signer un nouvel accord alors que la semaine dernière, l’ONU a imposé un embargo sur les armes au Soudan du Sud, tandis que les tractations diplomatiques n’ont pas, en près de cinq ans de conflit, réussi à mettre un terme à la guerre civile.

Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance du Soudan en 2011 mais deux ans seulement après, le pays s’est enfoncé dans une guerre civile quand l’actuel président accusa son ancien vice-président de fomenter un coup d’Etat. Les Nations unies estiment que les combats entre les deux camps ont fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et forcé des centaines de milliers de personnes à se réfugier au Soudan.

 

 

Par :adiac-congo.com